Planté devant son ordinateur, il écoute la musique très fort sur la chaîne hi-fi de son salon, seul dans son grand appartement. C'est un dimanche après midi d'automne, avec un temps d'automne, gris et déprimant au possible, ce qui n'arrange pas la situation de notre garçon.
Il devait travailler cet après-midi, école d'ingénieur oblige, il a bien essayer d'ailleurs, mais son esprit est embrouillé, quelque chose le préoccupe.
En fait cet après-midi, il voulait voir sa copine qu'il n'avait pas vu depuis deux semaines, il l'appelle mais tombe sur messagerie, il réessaye encore et encore, rien n'y fait, injoignable.
Il l'avait pourtant vu la veille, elle avait son portable, fonctionnel, il ne s'explique pas qu'il ne puisse pas la joindre.
En fait son couple va mal, depuis quelques mois rien n'est plus comme avant pour eux, et tout se complique, la distance, les obligations et les nouvelles vies de chacun, le manque, tout s'envenime, tout éclate puis se reconstruit, mais l'ensemble paraît de plus en plus fragile.
Il se pose tout un tas de question, fait tout un tas de supposition pour expliquer qu'il ne puisse pas la voir, mais en attendant sa seule envie reste de la voir, et ça le rend fou.
Il essaye de se rationaliser, ce sont des choses qui arrivent, les pannes de téléphone, surtout à elle, et du coup il se met à s'inquiéter, peut être lui est-il arrivé quelque chose, rien n'y fait il ne peut que rester impuissant.
Il se met à se dire ça y est elle veut plus de moi, elle filtre mes appels, il se met à culpabiliser d'un tas de choses par rapport auxquelles il l'a fait souffrir. Ce n'est pas le meilleur des petit ami et il le sait et il s'en veut parce que si au début il ne savait pas très bien s'il tenait à elle et qu'il lui a fait pas mal de sales coups, maintenant il sait à quel point il y tient et il ressasse toute ces erreurs et maladresses en les regrettant amèrement.
Finalement alors qu'il commenceait à sombrer dans la plus grande dépression en comatant à moitié devant son PC, son téléphone sonne enfin:
"Allo Chéri, tu as essayé de me joindre [...]"
Il peut s'en passer des choses dans la tête d'un homme...
En réalité, cet appel ne vint que plus tard, et il était déjà trop tard, un fil avait cassé, un amour rompu, ne restant plus que les regrets, à rejeter sur notre jeunesse.
Tu es venue dans ma vie, belle et attirante, tu me croyais sans doute un homme, grand et fort, je n'étais qu'un enfant.
Je ne sais toujours pas pourquoi tu es venue vers moi, j'étais peut être le seul qui n'était pas venu te chercher, quoi qu'il en soit j'ai tenté ma chance, sans vraiment y croire, abusant du détachement, je protégeais mon coeur, trop habitué aux accidents.
Je ne me suis rendu compte que trop tard que tu m'aimais vraiment, ça m'a fait bizarre, je me suis senti con. Vivre avec une femme magnifique qui vous aime et laisser cette chance filer ...
J'ai été aveugle, mais aussi trop fier, j'ai voulu faire comme si de rien était alors que je souffrais comme jamais, je voulais être fort et faire comme si rien ne m'atteignait.
Je me trompais, je m'en rendais bien compte, mais il faut du temps pour changer, et moi j'avais écoulé mon temps réglementaire.
Tout n'étais pas parfait entre nous, tout ne me plaisait pas chez toi, il y a même des aspects que je n'aimais pas du tout, mais au final je crois que je t'ai aimé plus que quiconque et que cette histoire m'aura fait grandir plus que quiconque aurait pu le faire.
En esperant qu'un jour tu me comprennes.
Maintenant, il vaut mieux, pour nous deux, passer à autre chose.
DEMONS
Chacun ses maux, chacun ses démons, chacun ses mots.
Qui êtes-vous ? ou Qui suis-je ?
- Eronce
- Tout naturellement étrange, annormal et dérangé, enfin, normalement.
dimanche 22 novembre 2009
vendredi 23 octobre 2009
vendredi 25 septembre 2009
Forget me if you can
Il y a des moments où l'on ne se rend pas compte des conséquences des choix qu'on fait, il y a des moments où on se rend compte que les conséquences de ces choix nous dépasse, il y a des moments où on regrette.
vendredi 20 février 2009
La méchanceté, l'égoïsme, l'humour noire et le sale vague à l'âme.
Monsieur a récemment atteint un de ces objectif les plus anciens : devenir égoïste et méchant. Malgré quelques vélléités, on peut considérer que c'est maintenant chose faite, et Monsieur s'en retrouve tout à fait satisfait car force est de constater à quel point sa vieille théorie est vraie : les gentils se font toujours prendre pour des cons alors que les méchants sont craints, respectés voire même adulés, et au final ce sont toujours ceux qui tire le mieux leur épingle du jeu.
Mon cynisme est à son comble et je ne semble rien ne pouvoir y faire, j'attends que la vie me mette une grande claque dans la face et me prouve que j'ai tort, mais en attendant me voilà, je crache mon humeur noire, mon sale vague à l'âme, et j'y retrouve à peu près mon compte même si je ne préfèrerais pas.
On a tenté, rien y fait, mais je me rends compte que ma philosophie paraît un peu trop facile pour être vraie.
En fait, après reflexion, il n'était pas tellement question d'être méchant ou égoïste, mais plutôt d'être vrai, intègre, de dire ce que je pensais vraiment et d'arêter la gentillette hypocrisie du "je te dis ce qui te fait plaisir parce que j'ai pas envie de te froisser sur le moment", c'est une histoire de principe.
Je ne pouvais pas continuer comme ça, je ne sais d'ailleurs pas pourquoi j'étais comme ça, sans doute ma timidité, une volonté de s'effacer dérrière les autres, une peur de s'affirmer et d'être rejeté.
Il n'est jamais trop tard pour changer.
Mon cynisme est à son comble et je ne semble rien ne pouvoir y faire, j'attends que la vie me mette une grande claque dans la face et me prouve que j'ai tort, mais en attendant me voilà, je crache mon humeur noire, mon sale vague à l'âme, et j'y retrouve à peu près mon compte même si je ne préfèrerais pas.
On a tenté, rien y fait, mais je me rends compte que ma philosophie paraît un peu trop facile pour être vraie.
En fait, après reflexion, il n'était pas tellement question d'être méchant ou égoïste, mais plutôt d'être vrai, intègre, de dire ce que je pensais vraiment et d'arêter la gentillette hypocrisie du "je te dis ce qui te fait plaisir parce que j'ai pas envie de te froisser sur le moment", c'est une histoire de principe.
Je ne pouvais pas continuer comme ça, je ne sais d'ailleurs pas pourquoi j'étais comme ça, sans doute ma timidité, une volonté de s'effacer dérrière les autres, une peur de s'affirmer et d'être rejeté.
Il n'est jamais trop tard pour changer.
samedi 13 décembre 2008
L'adolescence.
L'adolescence est une période trouble et malheureusement trop souvent décisive.
Telepathe - Devil's Trident from Christopher Chambers on Vimeo.
P.S.:Comme vous l'avez peut-être vu, mon humeur est aux duos electro du moment, plus ou moins connus, plus ou moins récent, de la secène new-yorkaise avec les trois premiers, Telepathe, Heartsrevolution et Crystal Castles, à notre petite french touch du genre avec les bordelais de Kap Bambino.
Telepathe - Devil's Trident from Christopher Chambers on Vimeo.
P.S.:Comme vous l'avez peut-être vu, mon humeur est aux duos electro du moment, plus ou moins connus, plus ou moins récent, de la secène new-yorkaise avec les trois premiers, Telepathe, Heartsrevolution et Crystal Castles, à notre petite french touch du genre avec les bordelais de Kap Bambino.
mardi 2 décembre 2008
La vie sans lendemain de la nuit.
La nuit les lumières dansent, les visages s'éclaircissent,
l'alcool dans mes veines, la fumée dans mes poumons,
je prends la vie à bras le corps et la jette sur le bas coté,
je n'en veux pas, je n'en veux plus, en ai-je un jour voulu?
la vie est là, une jeunesse trouble et ivre dans la rue,
bouteille à la main, cigarette aux lèvres,
oubliant chaque soir la journée passée,
petits malheurs et grands soucis d'une mièvre vie.
Je cours, je saute, je rie, je pleure et m'étale,
je t'attire, te repousse, te vexe et me réconcilie.
Toi, tu me fuies, tu me suis, m'observe et m'ignore,
tu danses, encore et encore, je t'embrasse et oublie.
La nuit les corps dansent, les visages se rapprochent
une lueur dans les yeux, des sourires qui en disent longs,
on se prend à bras le corps et nous jetons dans un baiser,
Ne l'aurais je pas voulu ? si mais j'en veux déjà plus.
la vie est là, dans l'amour inconstant des amants,
ses corps à corps serrés à s'en mordre les lèvres,
la frustrante réalité laisse place au désir effrené,
et pour un soir, une nuit, tous les fantasmes prennent vie.
J'ai beaucoup trop bu et tu le sais,
mais à quoi bon s'arrêter une fois lancé,
les yeux fermés, je rentre dans la transe,
emporté dans un de ces rêves alcoolisés.
(à finir...)
l'alcool dans mes veines, la fumée dans mes poumons,
je prends la vie à bras le corps et la jette sur le bas coté,
je n'en veux pas, je n'en veux plus, en ai-je un jour voulu?
la vie est là, une jeunesse trouble et ivre dans la rue,
bouteille à la main, cigarette aux lèvres,
oubliant chaque soir la journée passée,
petits malheurs et grands soucis d'une mièvre vie.
Je cours, je saute, je rie, je pleure et m'étale,
je t'attire, te repousse, te vexe et me réconcilie.
Toi, tu me fuies, tu me suis, m'observe et m'ignore,
tu danses, encore et encore, je t'embrasse et oublie.
La nuit les corps dansent, les visages se rapprochent
une lueur dans les yeux, des sourires qui en disent longs,
on se prend à bras le corps et nous jetons dans un baiser,
Ne l'aurais je pas voulu ? si mais j'en veux déjà plus.
la vie est là, dans l'amour inconstant des amants,
ses corps à corps serrés à s'en mordre les lèvres,
la frustrante réalité laisse place au désir effrené,
et pour un soir, une nuit, tous les fantasmes prennent vie.
J'ai beaucoup trop bu et tu le sais,
mais à quoi bon s'arrêter une fois lancé,
les yeux fermés, je rentre dans la transe,
emporté dans un de ces rêves alcoolisés.
(à finir...)
mercredi 26 novembre 2008
Quand monsieur retourne sa veste.
WHITE DENIM - Shake Shake Shake from ACIDBIRD on Vimeo.
Aujourd'hui, bas les masques, fini les jeux de cache-cache, monsieur finirait-il par s'assumer ? petit à petit, Je finis par m'assumer, Je finis par me dire que rien ne sert de se cacher derriere ma troisième personne du singulier, sinon à se faire passer pour un schyzophrène ou un Delon bis, puisque personne ne s'y trompe : les histoires de monsieur sont aussi les miennes, même si mixées, embellies, mystifiées, idéalisées, elles trahissent ma pensée, mes sentiments, mon opinion, et en somme, me trahissent moi.
Néanmoins, je continues de bien aimer monsieur, il était bien pratique, monsieur sans nom, anonyme hors du commun, je trouve finalement qu'il me reflète bien comme je l'ai décrit jusqu'à présent, puisque quand je relis, je replonge dans le passé et je me surprend moi-même en redécouvrant tout ce que j'avais pu oublier de mes propres actes.
Je ne sais pas exactement pourquoi j'écris, peut être pour dire des choses que je n'arrive pas à exprimer autrement, peut être parce que j'aime ça ou peut être que j'en ai besoin en fin de compte, pour me souvenir de mes instants passés, moi qui me suis toujours attaché à refouler le passé, à le cacher, à enfouir mes mauvais souvenirs pour qu'il ne me suivent pas jusque dans le présent. Peut être est-ce cela ...Aucune idée.
Pourtant je continues régulierement, dans une sorte d'introspection, je fais le point, j'observe les choses en prenant du recul, ou alors je lache tout ce que j'ai sur le coeur, tout d'un coup, et ça va mieux mais ça en général, je le garde pour moi.
En fait je crois que monsieur va revenir, on va juste dire qu'il a fait une pause aujourd'hui et que j'ai du prendre sa place, sinon je sens que tout cela va perdre de son charme et de sa subtilité, devenant affreusement commun et détestable.
Mieux vaut préserver une part de mystère, une part de folie, une part étrange. Sur ce, Monsieur vous dit à bientôt.
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